dimanche, décembre 04, 2005

Etendard

J'ai rêvé que je la portais entre mes bras,
De mon antre désert à sa cour évasive ;
Elle offrait son sourire à mon avance vive,
Et les gens se tournaient au rythme de mes pas.

Le ciel avait ce bleu profond des lustres las ;
La voie était docile ainsi qu'une fautive.
Ses yeux de jais sculptaient, en leur course furtive,
Un fief dont l'étendard flottait sur mes émois.